Aristote entend faire dépasser les limites étroites de la polis. Ces pièces ont circulé dans tout l'Orient et servi de modèle aux monnaies arabes[N 49]. Il rédige par ailleurs, parmi ses Œuvres morales, Sur la fortune d'Alexandre, un exposé dans lequel il démontre toute sa fascination pour le conquérant[26]. Dans la lignée de Johann Gustav Droysen, nombre d'historiens considèrent qu'Alexandre a mené une politique économique efficace par la mise en valeur des territoires, l'introduction de la monnaie, l'ouverture de routes commerciales. L'Histoire d'Alexandre le Grand de Johann Gustav Droysen, publiée en 1833, marque le début d'un véritable examen scientifique de l'œuvre d'Alexandre[55],[N 10]. Elle montre Alexandre combattant Darius III à la bataille d'Issos selon la théorie traditionnelle, soit selon une autre théorie à la bataille de Gaugamèles[46], ou alors il s'agit d'un archétype des victoires d'Alexandre[47]. La plupart des œuvres contemporaines ou originales ont disparu, même si de nombreuses copies ont été réalisées à l'époque romaine, particulièrement dans le domaine de la sculpture. Dans le même temps, au printemps 331, Memnon, gouverneur de Thrace, se révolte contre la tutelle macédonienne probablement avec le soutien d'Agis III. Alexandre traverse la Grèce à marche forcée avec son armée au complet[N 15] et franchit les Thermopyles surprenant les Thébains alors occupés à assiéger la garnison macédonienne installée dans l'acropole de la Cadmée[A 22]. Il ressent immédiatement une vive douleur le forçant à quitter la table[227] et se met à délirer[226]. (Certains spécialistes estiment que le nom de « Drypetis »est une erreur de Plutarque, et que c’est bien Parysatis qui fut éliminée par Roxane en même temps que Stateira). La scène, réelle ou non, laisse en tout cas augurer les déchirements qui vont opposer ses principaux généraux, les Diadoques, à propos de la succession d'Alexandre. Durant ces époques, il est vu comme le modèle du prince vertueux et du roi-conquérant[55]. Le personnage a même servi à légitimer les origines de la dynastie des souverains malais. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les textes publiés par les Grecs de la diaspora, marchands, érudits ou ecclésiastiques, présentent Alexandre comme celui qui jadis a délivré les Grecs de la tyrannie perse[316], et il se voit comparer à Pierre le Grand pour avoir mené à l'unification d'un puissant État à la fin du XVIIe siècle[316]. Les œuvres posthumes, datant du temps des Diadoques, comme le sarcophage de Sidon, glorifient le roi divinisé dans l'éclat de sa jeunesse[249]. Pour autant, il reprend à son compte la politique de son père et l'instrument militaire qu'il a forgé, tout en s'appuyant sur des officiers fidèles à sa mémoire[125]. J.-C. une cité, Bucéphalie, dans le Pendjab pakistanais[283]. He is an actor and assistant director, known for Quand les anges s'en mêlent... (2005), Demain nous appartient (2017) and Maigret (1991). Sa position était presque celle d’une reine, avec tout le prestige qui lui est attaché, et une certaine influence politique. Dans son Histoire du commerce, remise à Colbert en 1667 et publiée en 1716, l'érudit et philosophe Pierre-Daniel Huet fait d'Alexandre un bienfaiteur pour l'humanité car il aurait permis une « grande révolution dans les affaires du Commerce », à l'époque le terme « Commerce » désignant aussi bien les échanges économiques et intellectuels que les relations entre les États ou les personnes. J.-C., Alexandre a perdu le contrôle direct des provinces de son empire[205]. Cette version, plusieurs fois augmentée, sert de base au Roman d'Alexandre à proprement parler, composé par Alexandre de Bernay entre 1180 et 1190, qui fait d'Alexandre, quoique païen, un héros à l'époque médiévale[394]. Chez les Romains, Alexandre fait figure de modèle pour les généraux et empereurs avides de gloire ou certains gens de lettres[314]. Les soldats expriment par ailleurs la volonté de revoir leur patrie et de jouir du butin accumulé[197]. Les travaux de l'historien grec Miltiade Hatzopoulos, dont Macedonian Institutions Under the Kings : A historical and epigraphic study (1996), ont étendu la vision de l'histoire d'Alexandre à travers une étude de l'État macédonien des Argéades aux Antigonides. Des émissaires celtes, probablement des Scordiques, rencontrent à cette occasion Alexandre sur le Danube[A 19]. Selon l’auteur latin notre Justin, Cléophis « coucha avec Alexandre », puis lui donna un fils nommé Alexandre. Plusieurs milliers de vétérans sont donc libérés et prennent le chemin de la Macédoine sous le commandement de Cratère et de son second, Polyperchon[217],[N 40]. Pour les Grecs, le terme de « Macédoine » leur appartient, puisque les Macédoniens antiques sont des Grecs et que les Slaves ne sont arrivés dans la région qu'au VIIe siècle. Alexandre a la tête inclinée à droite et le cou en avant, avec un raccourcissement du muscle sterno-cléido-mastoïdien ; qui plus est, son œil droit est plus bas que le gauche. Janick Auberger), Les Belles Lettres, coll. Fruits de cette conquête-éclair, plusieurs royaumes hellénistiques subsisteront jusqu’aux Vème et VIème siècles de … Finalement aux yeux de Droysen, la Macédoine antique ressemble à la Prusse contemporaine dont la mission est d'unifier le peuple allemand comme Philippe et Alexandre l'ont fait pour la Grèce[61]. Arrien raconte brièvement l’union du conquérant et de la princesse, après la prise d’une place forte que tenait son père, Oxyarthès : Parmi les prisonniers on compta un grand nombre de femmes et d’enfants entre autres ceux d’Oxyarthès  ; l’une de ses filles, Roxane, nubile depuis peu était la plus distinguée des beautés de l’Asie, après la femme de Darius. Napoléon Ier a témoigné, durant la deuxième campagne d'Italie en 1800, de son admiration pour Alexandre qui, selon lui, serait supérieur à Jules César dans l'art de la guerre[370]. J.-C., Metellus rapporte de Macédoine un groupe du sculpteur Lysippe qui représentant Alexandre au Granique[325]. Peucestas, satrape de Perside, amène 20 000 jeunes Perses, les épigones (« héritiers »), pour qu'ils soient intégrés à la phalange, faisant passer le rapport à 12 Perses pour 4 Macédoniens[221]. Concert Management Jean-Jacques Cesbron. Les satrapes restés fidèles à Darius sont récompensés, tel Artabaze qui reçoit la Bactriane[170]. C'est à Corinthe qu'il rencontre, à l'hiver 335, Diogène de Sinope le philosophe cynique, qui clame : « Ôte-toi de mon soleil », Alexandre répliquant alors à ses officiers : « Si je n'étais Alexandre, je voudrais être Diogène »[A 27]. Parmi des auteurs ultérieurs estimant qu'Achille et Patrocle sont amants on retrouve tout de même Platon dans Le Banquet[A 106]. Malgré la saison des pluies, plus de 6 000 personnes seraient mortes de soif et d’épuisement durant cette marche dans le désert du Makran[N 37], d'autant qu’une partie des réserves de grain est déposée dans des fortins au bord de la mer pour approvisionner la flotte. Dans l'Empire byzantin, il bénéficie d'une grande popularité dans tous les milieux sociaux et représente l'idéal du souverain, tout en connaissant une forme de christianisation. Pour le philosophe l'amitié (philia) est une forme d'amour (éros)[272] et « la chose la plus nécessaire à l'existence »[273]. Se considérant de facto comme le roi d'Asie, il aurait inauguré un monnayage digne de cette fonction[17]. Finalement, ces mesures maladroites montrent qu'Alexandre, à cette date, n'est plus le « roi des Macédoniens » ou l’hégémon de la ligue de Corinthe, mais bien le « Roi Alexandre », chose que les Grecs des cités ont des difficultés à admettre[220]. Il est le père de l’écrivain Alexandre Dumas (Les Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo) et le grand-père de l’écrivain Alexandre Dumas fils (La Dame aux camélias). J.-C. la « Syrie palestinienne » pour atteindre Gaza, sans avoir séjourné à Jérusalem[388] ; de même qu'à son retour d'Égypte en 331 il emprunte la route de Péluse à Tyr sans que ne soit mentionné Jérusalem. Le nom d'Idris, cité dans le Coran, serait quant à lui une déformation d'Andréas, le cuisinier d'Alexandre dans le Roman d'Alexandre. Alexandre y fait ses preuves en commandant la cavalerie de l'aile gauche et en taillant en pièces le bataillon sacré des Thébains contre lequel il se jette en premier[100]. Le traité des Pyrénées de 1659, qui assure la paix entre la France entre l'Espagne, est vu par les contemporains comme un acte de bienveillance d'un monarque généreux envers les vaincus, à l'image de celui Alexandre envers les Perses ou les Indiens[360]. Ainsi, le personnage d'Alexandre est ambigu aux yeux du national-socialisme : d'une part, la célébration du conquérant nordique, de l'autre l'aspirant à la monarchie universelle, ayant encouragé la mixité raciale[379]. Philippe n'a pas envisagé la conquête de l'ensemble de l'Empire perse, mais plutôt d'en détacher les provinces égéennes où l'influence grecque est forte, au contraire du plateau anatolien fortement iranisé[123]. Pour autant au XVIIIe siècle, il existe très peu de textes entièrement consacrés à Alexandre[55]. Il introduit dans le forum de Rome des portraits réalisés par Apelle[325]. Il offre les dots et propose que les enfants nés de ces unions soient élevés à la macédonienne pour intégrer un jour l'armée[212]. Finalement, Alexandre est considéré à cette époque comme celui qui a permis une première mondialisation[55]. Il est tué dans un affrontement contre le corps expéditionnaire dirigé par Artabaze, Érigyios et Caranos[174]. Face à ces critiques, l'historien Frank Holt met en garde contre une « nouvelle orthodoxie » qui ferait balancer le pendule du culte héroïque d'Alexandre d'un extrême à l'autre[68]. La ligue a un double objectif : assurer l'hégémonie de la Macédoine en Grèce et porter la guerre contre l'Empire perse[102]. Au siècle des Lumières, il apparaît comme celui qui a étendu la civilisation européenne et ouvert le commerce entre l'Europe et l'Asie. Dans son sillage, John Gillies, son successeur dans la charge d'historiographe royal, fait d'Alexandre l'inspirateur du « plus grand système commercial jamais vu au monde »[55]. Avant de poursuivre Bessos, l'assassin de Darius III, et ses complices, Alexandre doit soumettre l’Hyrcanie et les populations montagnardes de la région (actuelles montagnes du Khurāsān à la frontière entre l’Iran et le Turkménistan), les Tapouriens et les Mardes, qui se sont rebellées. La source du problème pourrait être un torticolis musculaire, provoqué soit par un choc violent, soit par un trouble oculaire (strabisme vertical ou paralysie des muscles oculaires) d’origine héréditaire puisqu’on retrouve semble-t-il cette pathologie sur les statuettes de personnages apparentés à Alexandre[252]. À la fin de son règne, Alexandre compte d'ailleurs le remplacer par Cratère. Beaucoup de cités nouvellement fondées en Asie lui ont élevé des temples, tandis qu'à Clazomène et à Cyzique des jeux en son honneur sont célébrés[319]. Par ailleurs, après qu'Alexandre a franchi l'Euphrate à l'été 331, Darius lui propose les territoires jusqu'à l'Euphrate[153]. À l'été 327, la conjuration des pages, qui aurait eu pour finalité l'assassinat d'Alexandre, est née du désir de vengeance personnelle d'un de ces jeunes gens, Hermolaos, qui s'estime injustement puni après une partie de chasse durant laquelle il a tué la proie destinée au roi[183]. J.-C. accuse d'empoisonnement les fils d'Antipater, Cassandre et Iolas, l'échanson du roi qui parait à ce titre être le suspect idéal[238]. 2018 - Explorez le tableau « Alexander the great and the macedonian army » de Lucius Gellius, auquel 203 utilisateurs de Pinterest sont abonnés. Il a tout de même eu pour maîtresse Barsine, fille du satrape Artabaze, âgée de neuf ans de plus que lui. Il se retire ensuite sous sa tente et ne s’adresse plus qu’aux Perses, refusant ostensiblement de parler aux Macédoniens[217]. Le principe fondateur de sa personnalité est selon Arrien le pothos, notion qu'il est possible de traduire comme une quête vers l'inconnu et le dépassement de soi[253]. Ces auteurs lui ont en effet appris que le principe de la bataille rangée l'emporte sur la « multitude des barbares » et que la victoire est offerte, non par le nombre, mais par la bravoure et l'obéissance au chef. Al-Iskandar Dhû-l-Qarnayn est mentionné dans des passages des Mille et Une Nuits ainsi que dans l'Iskandar Nâmeh du poète persan Nizami[398]. S’appuyant sur les traditions locales, il cherche à être honoré comme un dieu par tous ses sujets. Alexandre décide de soumettre toute la vallée de l’Indus afin d'assurer la route du retour à Babylone. C'est là, au cours de l'hiver 324 av. Alexandre se rend ensuite en pèlerinage dans l'oasis de Siwa où il rencontre l’oracle de Zeus Ammon qui le confirme comme descendant direct du dieu Amon[157]. Au printemps 327 av. Alexandre fait écrire au régent Antipater qu'il compte châtier ceux qui ont inspiré Callisthène en Grèce[185]. L'emplacement du Sôma n'est dès lors plus connu avec précision. Sous l'impulsion de la ligue de Corinthe, Sparte négocie la paix directement avec Alexandre[A 52]. Elle entra dans l’entourage d’Alexandre quand le général macédonien Parménion conquit la ville syrienne de Damas après la victoire d’Alexandre à Issos dans les derniers mois de 333 av. Cette renommée, malgré des critiques eu égard à ses excès ou à sa cruauté, dépasse ensuite les frontières du monde grec pour prendre place parmi les écrits des religions monothéistes. Pilotée par Néarque le Crétois, avec pour second Onésicrite[201], la flotte a pour mission de longer la côte de la mer d'Érythrée (actuelle mer d'Oman) pour rallier ensuite l'Euphrate afin d'explorer une voie pour le commerce maritime entre l'Inde et la Babylonie[202],[A 65]. Il s'en faut de peu que les troupes de Médie se soulèvent à cause de ce meurtre. Il est d'abord le fondateur d'un empire multiethnique et multiculturel établi sur les bases de l'empire achéménide[202]. Les mosaïques de la chasse au lion et de la chasse au cerf qui représentent vraisemblablement Alexandre datent du dernier quart du IVe siècle av. Les écrits des compagnons d'Alexandre qui ont participé à la conquête, principalement Ptolémée, Aristobule, Néarque, Onésicrite et Charès, ont tous disparu[4],[N 2]. Puis, les fêtes dionysiaques (komos) et les soirées de beuveries, dont le roi est coutumier, reprennent. « Le classement des 100 plus influentes personnalités de l'histoire », « Who's the most significant historical figure? L'empereur Sévère Alexandre, qui est né en Phénicie dans un temple dédié à Alexandre le jour anniversaire de sa mort, abandonne son nom d'Alexianus pour rendre hommage à celui dont il entend s'inspirer[335]. Il est en effet plausible qu’il ait envisagé de se tourner vers la Méditerranée occidentale, en particulier Carthage. Les effectifs au départ de l'expédition d'Asie sont d'environ 40 000 fantassins et 1 800 cavaliers macédoniens, auxquels s’ajoutent un chiffre équivalent de cavaliers thessaliens et 600 autres recrutés dans les États grecs de la ligue de Corinthe[123]. Pour l'historien britannique, Alexandre « a été le pionnier d'une des plus grandes révolutions dans l'histoire du monde » en initiant l'union matrimoniale entre Macédoniens et Perses dans une volonté de fraternité universelle[63]. Le peuple macédonien, c'est-à-dire l'Assemblée des Macédoniens en armes, n'est que très rarement consulté. Celui-ci tente en effet de marier sa fille à Arrhidée, le deuxième fils de Philippe ; mais son projet est contrecarré par Alexandre et quelques-uns de ses amis proches, Ptolémée, Néarque, Harpale, Laomédon et Érigyios. L'expédition d’Alexandre est donc, avant tout, une opération prédatrice[300]. Cette analyse se retrouve chez Albert B. Bosworth dans Conquest and empire: The reign of Alexander the Great (1988), un ouvrage qui fait encore autorité de nos jours, et chez Peter Green dans Alexander of Macedon, 356–323 BC. Selon Plutarque, Alexandre est troublé par la multiplication de signes funestes. Il soumet par une campagne foudroyante le pays des Ouxiens (sud-ouest de l’Iran actuel). ». Une révolte des Assacènes sur ses arrières l’oblige à envoyer des troupes dirigées par Philippe et Tyriaspès. Diodore offre dans la Bibliothèque historique, écrite en grec au Ier siècle av. « Fragments », 2001. L'ensemble est disposé sur un char d'apparat surmonté d'un toit que soutient un péristyle ionique[A 118]. Plusieurs auteurs anciens affirment qu'il caresse le projet de conquérir le bassin occidental de la mer Méditerranée[A 79]. Début octobre 331, à l'issue d'une cérémonie fastueuse à Arbèles, Alexandre se fait proclamer roi d'Asie (Kyrios tes Asias), répondant à la citation attribuée à Alexandre par Plutarque : « La Terre ne peut tolérer deux soleils, ni l'Asie deux rois »[A 49]. De nombreux Asiatiques (les épigones ou héritiers) ont en effet été recrutés pour être armés sur le modèle macédonien. Son épopée suscite dès l'Antiquité de nombreuses publications littéraires. Il n'est pas impossible que l'incendie de Persépolis, une des capitales des Achéménides, ait pour objectif de prouver à la Grèce que l'objectif de la ligue de Corinthe est atteint et, ainsi, d'éviter des troubles en Europe[159]. Quant à l'immense peine d'Alexandre après la mort de son favori, elle le rapproche in fine d'Achille pleurant Patrocle[80]. J.-C. à parcourir les canaux de l’Euphrate en faisant exécuter des travaux destinés à réguler les inondations[224]. Certains auteurs de l'époque romaine prennent pour exemple le modèle athénien, en présumant qu'Alexandre et Héphaistion ont entretenu une relation sexuelle au moment de leur adolescence, après quoi ils l'auraient abandonnée[279]. La douleur du roi est assimilée par certains auteurs antiques à celle d'Achille pleurant sur le corps de Patrocle[A 76]. Ce générosité peut s'expliquer par le fait que le roi ne peut se permettre de détruire le principal centre intellectuel de la Grèce à la veille d'une expédition panhellénique[121], alors que cette cité est faite selon lui « pour donner la loi au reste de la Grèce » quand il sera en Asie[A 25] ; son ancien précepteur Aristote s'installe d'ailleurs cette même année à Athènes pour y fonder le Lycée. Alexandre montre toute son inventivité dans la manœuvre avec des marches rapides, des déplacements en montagne, des campagnes d'hiver, des franchissements de fleuve. C'est à ce moment là qu'Alexandre épouse Roxane. Par son père, Alexandre prétend descendre de Téménos d'Argos[N 12], lui-même supposément descendant d'Héraclès, fils de Zeus. Reprenant le projet panhellénique de son père, il réunit la Macédoine et des cités grecques dans une coalition afin d'envahir l'empire perse. » Aujourd'hui, pour nombre d'historiens modernes, Alexandre n'est plus le « héros européen civilisateur » par excellence[69]. 2. Au moment de la capture de la famille royale perse, à la suite de la bataille d'Issos, Sisygambis, la mère de Darius III, aurait confondu, selon les auteurs de la Vulgate, Héphaistion, qui « l'emportait par la taille et la beauté », avec le roi, qui aurait rétorqué : « Lui aussi est Alexandre »[A 100]. : A Historical Biography, University of California Press (1992, réédité en 2013)[67]. Plutarque fait mention d'une soirée où Alexandre donne un baiser à Bagoas après que celui-ci a dansé pour le roi[A 109]. Spitaménès succombe finalement, en décembre 328, après la trahison des Massagètes, qui envoient sa tête à Alexandre. Selon les sources antiques, Héphaistion est depuis l'enfance l'ami le plus cher et le confident d'Alexandre[85]. Goukowsky indique que cette vision est très éloignée de Trogue Pompée. Certains vont en pèlerinage à pieds à Compostelle, sur le Camino, le chemin de Saint-Jacques. Les deux généraux estiment par ailleurs qu'Alexandre doit se marier avant de lancer cette expédition afin d'éviter une crise dynastique s'il mourrait sans héritier[126]. La traversée des monts Paraponisades (Hindou Kouch), que les Macédoniens et les Grecs confondent apparemment avec le Caucase, s’effectue au printemps 329. La question des relations intimes entre Alexandre et son favori Héphaistion reste de nos jours sujette à la controverse[N 45], une tradition historique faisant d'Héphaistion l'amant du roi[270]. Sous l'occupation ottomane, dans ce qui a été l'empire byzantin, Alexandre sert de référence pour les érudits et les théologiens. Il y est dit que Dhû-l-Qarnayn a édifié un mur d'airain pour se prémunir des attaques des Gog et des Magog, c'est-à-dire ici les Scythes et les Amazones[400]. Alexandre Jonathan (Jannée en grec, ou Yannaï en hébreu), roi hasmonéen de Judée et Grand prêtre d'Israël (103–76 av. Certains auteurs rapprochent Alexandre de Dhû-l-Qarnayn[398] (« Celui qui a deux cornes » ou « Celui de deux époques »), cité dans le Coran dans la sourate 18, la caverne, composée de seize versets[399]. Alexandre donne ainsi l'ordre de rebâtir le sanctuaire de Marduk, qui tombe en ruine. La question qui se pose est donc de comprendre s'il y a deux projets distincts, la conquête de la Méditerranée orientale d'une part et le contrôle des côtes de l'Arabie et de la mer Rouge d'autre part, ou s'il ne s'agit que d'un seul et même projet, à savoir relier Alexandrie du Tigre à Alexandrie puis de là poursuivre vers Carthage et la Sicile. Plutarque mentionne le phénomène[A 88], et plusieurs statues antiques, à la suite de Lysippe, montrent une inclinaison plus ou moins accentuée. Ses maîtres lui enseignent, en plus des exercices physiques, la littérature, la musique et de manière plus générale la piété et la frugalité[86]. Cette tradition favorable chez les Juifs hellénisés d'Alexandrie est reprise par les clercs médiévaux à partir du Xe siècle, dont Léon de Naples qui traduit en latin le Roman d'Alexandre sous le titre de Historia de proeliis Alexandri Magni (ou Histoire des batailles d'Alexandre)[391]. Elles cherchent plutôt à examiner l'expression de la royauté, sa transformation ainsi que les conséquences politiques des conquêtes. Cette colonisation a engendré des unions mixtes qui ont donné naissance à des enfants qu'Alexandre compte élever et armer à la macédonienne après que 10 000 vétérans ont reçu l'autorisation de rentrer en Macédoine en 323[307]. En hindi et en ourdou, Sikandar, dérivé du persan, désigne un jeune talent en devenir[351]. Les sources antiques sont peu précises et parfois contradictoires. La côte, peuplée de « Mangeurs de poissons », étant trop misérable pour approvisionner la troupe, il doit demander de l’aide aux Gédrosiens de l’intérieur du pays, qui cultivent dans des vallées irriguées[200]. Il mène ensuite une campagne contre les généraux perses insoumis et s'avance jusqu'au pays des Scythes. Le roi d'Arastos, Gérostrate, estime qu’il n’a pas les moyens de résister et surtout que sa cité, plus riche de son commerce terrestre (avec la Perse et la Médie surtout) que de son commerce maritime, n’a aucun intérêt à un siège destructeur. Mais Alexandre a aussi une personnalité faite de tempérance et de rationalité[A 91], qui tend à l'excellence dans toute chose, l’arété[253]. Alexandre, connu sous le nom d'Iskandar ou Iskander, demeure une figure mythique dans les régions qu'il a conquises en Asie centrale. Mégalopolis et Messène sont les seules cités importantes à refuser d'entrer dans la coalition anti-macédonienne. Elle s'inspire également des mémoires de Ptolémée et d'Aristobule, ce qui explique les quelques concordances avec l'Anabase d'Arrien[34].