Jannini (Pasquale Aniel) et Zoppi (Sergio), éds, 1978, Unanimismo. pi-i : aux ailes accouplées, parce qu’ils n’ont qu’une aile et doivent voler accouplés. En 1905, il se proposait de publier une plaquette intitulée ‘’Le vent du Rhin’’ suivi de ‘’La chanson du mal-aimé’’ ; le thème rhénan et les poèmes qui … La théorie de la littérature se montre bien fonctionnellement liée aux progrès de la théorie linguistique. La répétition avec un parallélisme de construction « il faut bien que je meure » au vers 17 et « il faudrait que j'en meure » au vers 18 montre que la mort est inéluctable pour la Loreley. Fiche synthèse bac, analyse littéraire, questionnaire sur une poésie d'Apollinaire, la chanson du mal aimé. Il va s’intéresser à la rue "industrielle" (V.23), une rue "neuve", plus qu'aux monuments classiques. Dans Bénédiction aussi, mais de manière beaucoup plus directe, la condition terrestre du poète tient de la souffrance christique : sous la tutelle invisible d’un Ange, / L’Enfant déshérité […] s’enivre en chantant du chemin de la croix ; / Et l’Esprit (« la troisième personne divine ») […] le suit dans son pèlerinage ; Dans le pain et le vin destinés à sa bouche / Ils (« tous ses congénères ») mêlent de la cendre avec d’impurs crachats. de Michel Décaudin, Paris, Gallimard, « Poésie », 1983. “Lettre-Océan” : mise au point et hypothèses », Que Vlo-Ve ?, série 4, n° 11 (juillet-septembre 2000), pp. Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours après la peine Ces vers du "Pont Mirabeau", comme ceux de "La Chanson du mal-aimé" ou de "Zone", tous issus du recueil Alcools ont fait la fortune littéraire d'Apollinaire, et un grand classique de la poésie. : La porte poem by Guillaume Apollinaire. 6Comme l’a signalé Murat, les vers 4 et 5 de La porte, constitués de deux syntagmes nominaux complexes, forment un bloc discursif qui offre un contexte immédiat à la question rhétorique des vers 2 et 3. On ajoutera que l’allusion aux plantes vertes / Vertes qui jamais / Ne porteront de fleurs, si elle fait référence au décor convenu des halls d’hôtels, se mue, par le biais de la double interrogation Où sont mes fruits Où me plantè-je, en un trait qui évoque subtilement la végétation de ce paradis dont l’homme s’est privé par sa faute originelle. Hommages à Nicolas Ruwet, Gand, Com­­munication & Cognition, pp. (Décaudin 1960b : 126) et les deux strophes qui terminent le poème (p. 50/76) accomplissent cet exploit intertextuel d’insérer le verbe existe dans un discours qui proclame, à l’aide d’une langue et d’une métrique mimant le classicisme, la victoire du passé sur l’avenir25 : Temps passés Trépassés Les dieux qui me formâtes, Je ne vis que passant ainsi que vous passâtes, En moi-même je vois tout le passé grandir, Rien n’est mort que ce qui n’existe pas encore, Près du passé luisant demain est incolore, Il est informe aussi près de ce qui parfait, Présente tout ensemble et l’effort et l’effet. La confrontation des deux recueils s’impose sur bien des points. Catégories Guillaume Apollinaire, Imaginaire La porte. 31Avant de conclure, je voudrais revenir sur la correction appliquée au vers 3. Dominicy (Marc), 1992a, « Nuit rhénane de Guillaume Apollinaire », dans Tasmowski (Liliane) et Zribi-Hertz (Anne), éds, De la musique à la linguistique. ... La porte de l’hôtel sourit terriblement ... mon analyse personnel. Or la difficulté se dissipe si l'on remonte aux états antérieurs du poème d'Apollinaire, où celui-ci se présentait comme un dialogue. Cette image, dessins, photographies, domine les mémoires. Ce site est dédié à la poésie et aux personnes qui rendent la poésie possible: les poètes et leurs lecteurs. Les six dernières strophes mettent en scène, en revanche, une véritable ascension du poète qui le mène vers les plus hautes places du paradis. Vers cocasses peut-être, mais nullement mystérieux. Guillaume s'inspire des mythes antiques et légendes en 1890. Mais je ne trouve pas trace de ces curieux vers dans l’article plus récent de Décaudin (1996). Il faut entrer dans le vif de la lecture et comprendre l'interprétation des protagonistes de l'action, Jérôme et Alissia. Lisez ce Archives du BAC Commentaire de texte et plus de 247 000 autres dissertation. Goldenstein (Jean-Pierre), 2000, « Anomo/Anora : tu connaîtras un peu mieux les Mayas. 12Le vers 6, que je séparerai provisoirement de sa suite pour les besoins de mon argumentation, mentionne un chant lointain qui demeure complètement indéterminé. Mais Seul le Tout existe constituerait une formulation équivalente, qu’on trouve d’ailleurs attestée, en même temps que ses traductions allemande (Nur das Ganze besteht) ou anglaise (Only the Whole exists), dans des textes (pseudo-)philosophiques accessibles via Internet. 32On songe, bien sûr, à Hegel (Das Wahr ist das Ganze). Cet hôtel est un hôtel de passe, et « l’ange » qui « distribue des prospectus » est une des femmes de l’Armée du Salut qui tend aux passants, devant cette porte de la tentation, des imprimés sur les maladies vénériennes : moyen le plus efficace de « défendre la vertu » des adolescents en rut. Pierrot (Jean), 1998, « Formes et significations du mouvement dans Alcools », dans Debreuille, éd., pp. Là où Apollinaire veut accroître, par la parcimonie typographique, le caractère presque toujours « concordant » de ses lignes (Cornulier 1995 : 161-169), Romains cherche à briser prosodiquement le vers afin d’inventer une langue nouvelle qui préserve pourtant le mètre. Le séjour à Stavelot », Mercure de France, n° 1098, 1er février 1955, pp. Le tour Qu’est-ce que cela peut me faire… confirme, au vers 2, cette hypothèse de lecture : pris isolément, Qu’est-ce que cela peut me faire d’être pauvre ? Belle-Époque, puis un panorama de la vie d’Apollinaire et enfin des éléments d’information et d’analyse sur la composition d’Alcools (précisément sur sa genèse et sur son organisation) et sur sa réception. Il s'inspire de sujets de son époque, comme le Pape Pie X, la Tour Eiffel, ou l'art. If you write a school or university poetry essay, you should Include in your explanation of the poem: Good luck in your poetry interpretation practice! Voici un commentaire linéaire du poème « Automne » issu du recueil Alcools de Guillaume Apollinaire. 19  Le phénomène se produit depuis la fin du Moyen Âge ; voir le Trésor de la Langue Française, librement accessible en ligne. Dans Les Diables amoureux (III, p. 724), Apollinaire traduit le « cri de Londres » Buy my maids, and fresh soles ! Plaisir de lire: la Tzigane, Apollinaire, Alcools, 1913. Par contre, il convient de souligner, avec Boschetti (2001 : 107-112), Décaudin (2002 : 93-94) et Durry (1978-9 : II, 177-184), qu’Apollinaire apporte d’emblée des nuances significatives à la vulgate unanimiste. Merlin et la vieille femme 27. A la lecture de ce texte, nous pouvons nous demander commt Apollinaire évoque sa fascination pr la femme aimée. 306-311. Une vérité poétique. 227-254. Guillaume Apollinaire. 5Le vers 3 joue, à cet égard, un rôle crucial – ce que Léo Ferré a parfaitement perçu, puisque sa partition accompagne l’hémistiche pour qui seul rien n’existe d’une forte montée mélodique. Porte du garage hermétique-----Par un soleil absent, la porte est éclairée ; C’est celle du Major, qui jadis fut vitrée. En octobre ou au début de novembre 1912, il accomplit, en privant ses poèmes de ponctuation, un geste esthétique qui se situe aux antipodes de ce que pratiquait Romains (Décaudin 1960a : 239 ; 1960b : 38-41). La porte de lhtel sourit terriblement Questce que cela peut me faire ma maman Dtre cet employ pour qui seul rien nexiste. « Lettre du 15 novembre 1915 à sa marraine de guerre ». Souvenons-nous qu’on ne saurait dire Qu’est-ce que cela peut me faire d’être riche? 25Si l’on veut progresser dans ce débat, il convient de confronter notre texte à Montparnasse (p. 353), un poème sans doute écrit autour de 1911-1912 : O porte de l’hôtel avec deux plantes vertes, O porte de l’hôtel un ange est devant toi, Donnez-moi pour toujours une chambre à la semaine, Ces raies sur lesquelles il ne faut pas que l’on marche, Il fait un peu lourd et vos cheveux sont longs, O bon petit poète un peu bête et trop blond, Vos yeux ressemblent tant à ces deux grands ballons. Un poème d’Apollinaire, précurseur du surréalisme par son absence de ponctuation, ses rimes souvent non suivies, ses calligrammes mêlant dessin et écriture. ou dénie explicitement toute valeur à la propriété en question (Qu’est-ce que cela peut me faire d’être riche ? En tout état de cause, Durry (1978-9 : I, 88) se trompe quand elle affirme que l’adjonction du mot triste(s) est postérieure à 1899. La plupart des seconds hémistiches sont « concordants » (au sens de Cornulier 1995 : 161-169), en ce sens qu’ils recouvrent une portion de texte cohérente sur le plan syntaxico-sémantique : sourit terriblement (1), pour qui seul rien n’existe (3), dans la profonde eau triste (4), à Marseille hier matin (5), -mourir un chant lointain (« proposition infinitive ») (6),  qui ne suis rien qui vaille (7). Il est dénué de toute ponctuation, ce qui est caractéristique chez Apollinaire : pour lui, le vers seul se suffit à lui-même. Murat (Michel), 1996, « L’allure lyrique », dans Murat, éd., pp. 22  Chiffres obtenus grâce au moteur statistique de Frantext. Selon Durry (1978-9 : I, 86), qui ne mentionne aucune source, « lorsqu’Apollinaire s’amusait à donner à ses amis d’étranges recettes de cuisine, il leur parlait des “gorges d’ange” ». Jules Romains, Rome-Paris, Bulzoni-Nizet (Quaderni del Novecento Francese, 4). Marizibill Lyrics. Neither mark predominates. 28nous renvoie à l’anecdote, de pure invention, qui veut que le Douanier Rousseau – un ange lui-même (Souvenir du Douanier, p. 357) – ait surpris en délit de contrebande le peintre Frantz Jourdain (« Trente ans debout à la frontière… », p. 650, 1145). 11  Comme l’a montré Fongaro (2008 : 36 note 12), il faut adopter ici le texte des Soirées de Paris (p. 1072 ; voir Décaudin 1960b : 222) : Le suivirent dans l’onde où s’enfoncent les astres ; en effet, les sirènes qui se noient « suivent » le soleil couchant et non leurs pâles époux. De plus, Davies, Durry et Décaudin commettent une erreur de méthode en paraphrasant la succession des deux variantes comme si elles formaient une entité discursive accessible au lecteur. Pour en saisir la portée, je retournerai d’abord au poème des années 1897-1899 qui nous transmet une ébauche du vers 4 (« L’ensemble seul est parfait… », p. 839). Corriger le poème. Thème de l' … Merlin et la vieille femme 27. Page — 1993, Guillaume Apollinaire. Né à Rome le 26 août 1880, Guillaume Apollinaire, de son vrai nom Guillaume de Kostrowitzky, publie son premier conte signé Apollinaire dans La Revue blanche en mars 1902. Lapoesie.org est un site de poésie gratuit. de Laurence Campa, Paris, Gallimard, 2005. C’est Dame Malvina, protectrice adorée, Qui sut la recouvrir de peinture dorée ; Le Garage Hermétique est fort loin de la … Armani (Ada Speranza), 1978, « Un itinerario intellettualistico : Jules Romains alla “Nouvelle revue Française” », dans Jannini et Zoppi, éds, pp. On dispose pourtant, pour ce poème paru à la fin de 1912 dans une pré-publication qui ne diffère pas du texte transmis par Alcools, d’un manuscrit dont les variantes, parfois affectées de nombreuses biffures, livrent des enseignements très précieux (Décaudin 1960b : 142-143). Il ouvre le chemin à la modernité en poésie. offrandé chez Hugo du poète à celle qui est dans la tombe. En tant que « bonne auberge » (voir La Mort des pauvres chez Baudelaire ou Hôtels dans Alcools, p. 133-134/147 ; Couffignal 1966 : 77-78), l’hôtel où l’on « sait » la langue / Comme à Babel, où l’on « ferme sa porte » À double tour, constitue le symbole paradisiaque de l’élection poétique ; mais l’opprobre ou le mépris social qu’entraîne la condition de poète invitent à fuir ce lieu maudit, voire infernal20. 35L’affaire, cependant, ne s’arrête pas là pour le généticien. Tendre comme le souvenir, éd. Enfin, les Lettres à Madeleine (p. 155) témoignent de l’association étroite qu’Apollinaire établissait entre les anges et les vertus (Couffignal 1966 : 109). 296-309. 17  Si j’ai raison sur ce point, il faut rejeter l’hypothèse, formulée par Chevalier (1970 : 127-128, 145), selon laquelle La porte dramatiserait le passage depuis l’être, négativement valorisé, du vers 3 vers l’avoir, positivement valorisé, du vers 8. 1-48 [librement accessible en ligne]. Dans la glose qu’elle réserve à la version manuscrite, Durry fait violence à la syntaxe en réduisant le second hémistiche du vers 3 à une relative explicative dont la prédication viendrait s’opposer au contenu que le substantif employé véhiculerait de manière implicite. Automne, Apollinaire, introduction. Mais ils nous confrontent, d’emblée, à une incohérence pragmatique. Dans la version de la Pléiade, qui ne transmet pas l’adverbe lors, nous avons au vers 13 une césure dite « analytique », « italienne » ou « enjambante » (voir Cornulier 1995 : 64-68, 242 ; Dominicy 1992b : 163-164, 2000 : 249-256) ; on obtiendrait la même configuration au vers 14 si couple était une faute (d’auteur ou d’éditeur) pour couples. « Lettre du 15 novembre 1915 à sa marraine de guerre ». 19Une telle observation autorise à penser que La porte nous renvoie à un intertexte baudelairien – à savoir Bénédiction, pièce liminaire des Fleurs du Mal qui suit l’adresse Au lecteur. 1 APOLLINAIRE. Le rapprochement des mots "grâce" et "industrielle" inscrit le sentiment du Beau dans un cadre nouveau, celui de la vie moderne de tous les jours. Pouvez vous m'expliquer le sens caché de ce poème, sa signification car AUCUNES explications n'est fournis sur internet. Au vers 18, Apollinaire dévoile déjà la fin du poème : « Si je me regardais il faudrait que j'en meure ». 10Si, à l’instar de Léo Ferré, l’on dote le vers 5 de la prosodie 3/3/3/3 qui prédomine statistiquement dans le corpus du XVIIe siècle et qu’Apollinaire affectionnait d’ailleurs6, frais se comprend comme une épithète modifiant anges, pris au sens de « anges de mer » (Debon 1988 : 97). Marc DOMINICY, « La porte. de Marcel Adéma et Michel Décaudin, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », première édition en 1956. Pay attention: the program cannot take into account all the numerous nuances of poetic technique while analyzing. Puisqu’ils n’eurent enfin la pubère et l’adulte Du prétexte sinon que s’aimer nuitamment. « La porte » est un court poème composé d’un septain et d’un monostyche à rimes suivies. Rhyme scheme: XXXXXXXX Stanza lengths (in strings): 8, Closest metre: trochaic pentameter Сlosest rhyme: no rhyme Сlosest stanza type: tercets Guessed form: unknown form Metre: 1101101000 101110111110 1101111110 111010111011 10110011010 101011001110 1011111111111 111111111010 Amount of stanzas: 1 Average number of symbols per stanza: 395 Average number of … Il consacre ainsi un poème à Picasso, "Les Saltimbanques" (un tableau de Picasso porte ce nom). Apollinaire est un amoureux de Paris, mais aussi de la ville moderne en général. 16Le chant du vers 6 est lointain parce que personne ne saurait s’en approcher sans péril et parce qu’on l’entend depuis les prémices de la poésie ; les sirènes « meurent et remeurent » sans cesse parce que leur noyade relève d’un récit continuellement raconté et parce que des générations de poètes ont persisté à naître et à disparaître au cours des millénaires. III. — 1998, « Ouvrages et articles sur les poèmes d’Alcools », dans Debreuille, éd., pp. il faut souffrir, je t’ai pris mon péché, ma mère ( o mère) et maintenant, Je veux souffrir et que moi-même condamnant. 24  Georges Chennevière, compagnon de Romains, parle quant à lui de la musique des sirènes (Margarito 1978 : 278). 14  Fongaro (2008 : 370) se refuse à confondre ces cercles concentriques avec des sphères emboîtées, au motif que les douze branches qui partent du cercle à la circonférence la plus grande font référence aux aiguilles d’une montre. 247-295. Par comparaison, La Vie unanime de Jules Romains (1908) renferme 18 occurrences pour un total de 32.970 mots22. L’histoire nous apprend qu’à partir de la fin de l’année 1907, Apollinaire et Romains ont entretenu des relations étroites qui allèrent d’une complicité stratégique jusqu’à des désaccords de plus en plus graves et, dans le chef d’Apollinaire du moins, jusqu’à une franche hostilité (Armani 1978 ; Boschetti 2001 : 99-131 ; Décaudin 1960a : 226-248, 345-346, 373-374 ; 1960b : 27-29, 33-34 ; 2002 : 34-35, 85 ; Durry 1978-9 : II, 212-213). Dans L’Émigrant de Landor Road (p. 87/106), le voyageur se noie Aux cris d’une sirène moderne sans époux et parmi des squales. 34De tels propos ne nous aident guère. Porte du garage hermétique-----Par un soleil absent, la porte est éclairée ; C’est celle du Major, qui jadis fut vitrée. Font exception me faire ô ma maman (2) et ce que j’avais travaille (8), où le dialogue entre mère et enfant devient explicite ; on notera qu’au vers 2 comme au vers 6, une division syntaxique 8/4 rétablit ou accroît la cohérence du deuxième segment (ô ma maman, un chant lointain), avec chaque fois un infinitif qui clôture le premier segment3. Restons dans le champ poétique avec un poème d’Apollinaire mis en chanson par Léo Ferré. Gouvard (Jean-Michel), 1996, « Le vers d’Alcools », dans Murat, éd., pp. 242-290. Pour le reste des poèmes, je renvoie directement à la Pléiade. Debreuille (Jean-Yves), éd., 1998, Alcools, en corps. Texte et poèmes / A / Guillaume Apollinaire / Lundi rue Christine. À ma connaissance, Apollinaire emploie encore cet adverbe dans trois pièces qui n’appartiennent pas au corpus de Frantext : Il s’en allait terriblement (Le musicien de Saint-Merry, p. 189), où il est question d’un homme sans yeux sans nez et sans oreilles qui charme une troupe de femmes, tel Orphée les bêtes sauvages (voir Le Bestiaire ou cortège d’Orphée) ; tout terriblement (calligramme de 1917, p. 677) ; je vous aime terriblement ici (dans les Lettres à Madeleine, p. 90 [1915]). Spitzer (Leo), 2009, « L’unanimisme de Jules Romains au miroir de sa langue (1924) », dans Leo Spitzer : Études sur le style. 313-338. Deux cahiers et un agenda », Que Vlo-Ve ?, série 3, n° 21 (janvier-mars 1996), pp. 39L’unanimisme tient pour un postulat que le poète, une fois devenu « conscient » des « unanimes », ne connaît plus la solitude et ne voit plus rien échapper à l’emprise de son esprit (Mossetta Campra 1978). En tout état de cause, l’attirance ou la crainte que la porte exerce sur Ego se fait violente, et l’une émotion n’exclut pas l’autre, comme pour le marin qui écoute le chant des sirènes. Un poème de jeunesse (Le ciel se couvre un matin de mai, p. 521) renferme cette affirmation révélatrice : et même j’ai connu / La raison d’être des sphères. Le poème 'La porte' du poète du 19ème-20ème siècle Guillaume Apollinaire. The punctuation marks are various. Ils volent par couple. Cité par : LEFÈVRE, Roger. Cependant, le contexte qui précède nous a fait pénétrer dans un univers où certains poissons – les pi-mus – vont par couples à la manière de certains oiseaux – les pi(-/h)is – et où d’autres poissons se confondent avec les anges du ciel. Apollinaire (Guillaume), Alcools suivi de Le Bestiaire illustré par Raoul Dufy et de Vitam impendere amori, Paris, Gallimard, « Poésie », 1980. Dans la Haute-Rue à Cologne Elle allait et venait le soir ... La porte 26. 7Apollinaire a découvert les animaux de légende que sont les poissons pi-mus etles oiseaux pi(-/h)is dans le Journal asiatique de janvier-février 1896 (Décaudin 1960b : 87, 143) : pi-mu : c’est-à-dire « aux yeux accouplés ». Apollinaire rejette toute utilisation de la … Laforgue (Jules), Poésies complètes, éd. Selon les renseignements que j’ai pu récolter, concernant la période qui va de 1800 à 1920, à l’aide de la base de données textuelles Frantext (accessible en ligne pour les abonnés), hier est le plus souvent bisyllabique (voir Le soleil d’hier m’a rejoint dans Lul de Faltenin, p. 77/98), la scansion monosyllabique apparaissant presque toujours en début de vers ou d’hémistiche ; l’exception la plus ancienne que j’ai relevée à cette dernière contrainte se lit sous la plume de Théophile Gautier : Et l’enfant, hier encor, chérubin chez les anges (L’Horloge, dans España). Dont le corps transpercé pantelle au bout des flèches. Ce texte, où tristes rime avec anarchistes comme dans Adieux (p. 333) ou dans un brouillon de Vendémiaire (Décaudin 1960b : 225), combine des accents révolutionnaires à l’énoncé, quasiment doctrinal, d’une thèse empruntée à l’idéalisme romantique : L’ensemble seul est parfait. 8  Frantext livre 19 attestations qui vont de 1728 (Marivaux) à 1996 (Boris Schreiber). Il démontre toute l'étendue de son génie et de son savoir poétique, en passant par la virtuosité de la versification (« La … Couffignal (Robert), 1966, L’inspiration biblique dans l’œuvre de Guillaume Apollinaire, Paris, Minard (Bibliothèque des Lettres Modernes, 8). Or la difficulté se dissipe si l'on remonte aux états antérieurs du poème d'Apollinaire, où celui-ci se présentait comme un dialogue. « Saltimbanques » est un poème extrait du recueil Alcools de Guillaume Apollinaire paru en 1913. À quelles références, ce terme prosaïque nous renvoie-t-il ? La révolution esthétique voulue par Apollinaire est tout entière contenue dans ce vers 23 : "J'aime la grâce de cette rue industrielle". 93-119. Lisez ce Archives du BAC Guide pratique et plus de 247 000 autres dissertation. réimprimée en 1971), 1996 (3e éd.)]. La rhétorique « moderniste » de Romains et – disons-le – sa mégalomanie vaniteuse le poussaient à négliger les dettes contractées vis-à-vis de ses prédécesseurs ; la préface qu’il a donnée en 1925 à La Vie unanime (p. 25-35), avec ses renvois inoffensifs à Goethe ou aux auteurs de l’Antiquité, témoigne éloquemment de cette posture. Il dit le contraire de ce qu’il a voulu dire d’abord. Gianolio (Valeria), 1978, « Salavin di Georges Duhamel : un tentativo di unanimismo “à rebours” », dans Jannini et Zoppi, éds, pp. Poésie, poèmes et poètes. Il s'inspire de sujets de son époque, comme le Pape Pie X, la Tour Eiffel, ou l'art. Esca, Acte ii, Scène iv) : Donc des plaisirs ; toujours, sans trêve, hier, aujourd’hui. Page — Lettres à Madeleine. Elle porte des lunettes noires qui symbolisent la cécité, infirmité associée dans la mythologie grecque à la sagesse. La porte de l'hôtel sourit terriblement Qu'est-ce que cela peut me faire ô ma maman D'être cet employé pour qui seul rien n'existe Pi-mus couples allant dans la profonde eau triste Anges frais débarqués à Marseille hier matin J'entends mourir et remourir un chant lointain Humble comme je suis qui ne suis rien qui vaille Enfant je t'ai donné ce que j'avais travaille Les poèmes et les drames de Maeterlinck, qu’Apollinaire a beaucoup imité (Barrère 1977 : 243-247 ; Décaudin 1960a : 252 ; Durry 1978-9 : II, 117-123), regorgent de portes qu’il s’agit d’ouvrir, pour pénétrer dans un autre ordre de réalité, merveilleux ou fatal ; voir notamment Le voyageur (p. 52-54/78-80) et La clef (p. 553-555). offrandé chez Hugo du poète à celle qui est dans la tombe. La dernière modification de cette page a été faite le 9 octobre 2016 à 14:19. 2  Benoît de Cornulier a pertinemment attiré mon attention sur l’élision, au vers 4, d’un « e muet » devant hier monosyllabique. Le processus qui a conduit de l’une à l’autre se prête, bien évidemment, à une approche génétique ; mais le poéticien, quant à lui, se doit de décrire chaque version dans des termes indépendants, de façon à cerner l’intention spécifique qui s’y manifeste. Apollinaire porte ostensiblement l'uniforme et un bandage autour du crâne. 255-282. Une analyse poétique et génétique », Fabula / Les colloques, Problèmes d'Alcools, URL : http://www.fabula.org/colloques/document1665.php, page consultée le 28 décembre 2020. 15  Dans la première montre représentée par Lettre-océan (p. 183), l’aiguille correspondant à l’heure de midi ou de minuit porte l’expression Zut pour M. Zun, qui nous rappelle que ce calligramme accompagnait, dans Les Soirées de Paris (juin 1914 ; II, p. 974-979), une critique en règle du « simultanisme » polyphonique prôné par Henri-Martin Barzun (Boschetti 2001 : 176-177 ; Décaudin 1960a : 477-480, 484-491 ; Goldenstein 2000 : 80). Lisez, notez, partagez et appréciez la poésie! 3  Comme me le fait remarquer Benoît de Cornulier, le vocatif ô ma maman, que la syntaxe ne rattache à aucun point précis de la phrase, ne compromet pas, à proprement parler, la « concordance » du second hémistiche au vers 2. « Tout existe pour » le poète de Bénédiction, puisque dans tout ce qu’il voit et dans tout ce qu’il mange, / [il] Retrouve l’ambroisie et le nectar vermeil. Celle qui concourt à l’impression que tout son poème est fait pour donner. Pouvez vous m'expliquer le sens caché de ce poème, sa signification car AUCUNES explications n'est fournis sur internet. Il faudrait en effet y postuler la « césure épique » vier(ges) et une absence d’élision entre couple et en. 6  En juillet 1914, Apollinaire confie : je fais mes poèmes en les chantant sur des rythmes qu’a notés mon ami Max Jacob (III, p. 214); il s’agissait apparemment de petits airs de valse auxquels il recourait même lorsque la prosodie linguistique ne s’y prêtait pas (Durry 1978-9 : III, 141-143). A la lecture de ce texte, nous pouvons nous demander commt Apollinaire évoque sa fascination pr la femme aimée. 7  Voir le Webster en ligne. Cité par : LEFÈVRE, Roger. Marizibill Lyrics. Je n’insisterai pas sur les insuffisances de pareille lecture – à commencer par le simple fait qu’elle ne saurait expliquer l’usage du terme employé. Mentions légales et conditions d'utilisation. 1 APOLLINAIRE. Les huit lignes, appariées en distiques par des rimes conformes aux normes classiques, possèdent la mesure binaire 6+6, avec cette particularité que le vers 6, selon un procédé hugolien (Dominicy 1992b : 175-178), exhibe une ambivalence entre cette même mesure, que permet le découpage morphologique re + mourir, et une prosodie 4/4/4 soulignée par le parallélisme mourir–remourir (Gouvard 1996 : 187). 27Mais la truculence de cette critique ne doit pas en dissimuler les défauts. 20Au-delà de cette divergence presque doctrinale, les deux pièces opposent le mépris ou l’opprobre social à une élection poétique teintée de religiosité. 13  Si l’on se fie à Frantext, les deux premières attestations figurent chez Pierre Loti (Pêcheur d’Islande, 1886 ; Madame Chrysanthème, 1887), qui fit carrière dans la Marine. Durry (Marie-Jeanne), 1978-9, Guillaume Apollinaire. Apollinaire semble illustrer pleinement, on pourrait même dire « exemplifier », la condition du poète lyrique moderne. La porte de l’hôtel sourit terriblement… Repères : thème de la porte : au fil des mots Un dialogue. Les oiseaux piî (aux ailes accouplées) n’ont qu’une aile. Il ouvre le chemin à la modernité en poésie. Les textes sont disponibles sous licence Creative Commons Attribution-partage dans les mêmes conditions ; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Pourquoi, en effet, la porte ? La sirène qui appelle au travail dans Zone (p. 8/39) « gémit trois fois » alors que les sirènes mythologiques étaient elles-mêmes trois (Leclercq-Marx 1997 : 6-7), comme le mentionnent La déclaration du premier druide (p. 695), « Languissez languissez… » et Vendémiaire (p. 139/151, 567). Nuit rhénane de Guillaume Apollinaire », dans Syntagmes 2, Paris, Diffusion Les Belles Lettres (Annales Littéraires de l’Université de Franche-Comté, n° 217), pp. Lisez, notez, partagez et appréciez la poésie! Que l’on opte pour l’une ou pour l’autre interprétation, Ego – le « je » poétique – s’auto-attribue une condition et une expérience que l’on supposera négatives, du moins en première instance. Avant de nous interroger sur la correction qui a produit l’état définitif, il convient de remarquer que la formule de départ, où seul (= « seulement ») ne souffrait d’aucune ambiguïté, se révélait à la fois attendue et profondément paradoxale dans son contexte.

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